Parce que bon, je suis pas faite pour ça, mais je doute que ça va intéresser les mecs.
Car je vais parler pilule contraceptive.
Ou plutôt, arrêt de pilule.
J'ai commencé à la prendre à 16 ans, à cause d'un traitement anti acné qui l'impose. Depuis, j'ai continué à la prendre bien consciencieusement. Sans trop y réfléchir en fait, c'était devenu une petite routine. Et puis, c'est vrai que c'est bien pratique, c'est une contraception "cachée", je veux dire, ce n'est pas un dispositif qui demande réflexion ou qui freine pendant les rapports. Enfin, je vous fais pas un dessin, vous connaissez.
Et cette année, j'ai réalisé que ça faisait mine de rien dix ans que je m'envoyais une micro dose d'hormone tous les jours. Je ne sais pas pourquoi, mais cette décennie, avec tout ce que ce chiffre a de symbolique, m'a frappée. Dix ans de médicament, j'ai trouvé ça énorme, et j'ai décidé de ne plus la prendre. Je vous arrête, ce n'est pas dans un but bébé, c'est vraiment dans une optique de repos du corps.
Donc en décembre, je termine ma plaquette. Et depuis, je ne peux que constater que l'arrêt de la pilule, ça me fait des effets bizarres. Il y a un point positif : moi qui souffrais de migraines très régulièrement, c'est fini. Mais il y a aussi du moins bien.
D'abord, vous vous souvenez peut-être que j'ai eu un ulcère. Et bien j'ai développé une hypocondrie comme jamais. J'étais persuadée que j'allais mourir du cancer du sida de l'estomac. Quand j'écris ça, je me rends bien compte du ridicule de la chose, mais c'est comme si j'étais passée dans un mode de pensée alternatif. Constamment au bord des larmes, et angoissée comme jamais, avec les idées noires qui s'enchaînent. Lorsque j'en parlais aux médecins, ils me disaient en gros que j'étais tapée et que ma pilule ou plutôt son absence n'avait rien à voir avec ma bêtise. Du coup, je me sentais un peu seule. Mais j'en ai parlé à une amie qui elle, après l'arrêt de la pilule, m'a dit avoir sombré dans une dépression qui a duré huit mois. Et, après l'avoir bourrée de psychotropes, les médécins ont quand même pensé à lui faire un bilan : ses hormones faisaient juste la java.
Bon, moi l'angoisse ça ne m'a pas duré longtemps, mais quand même, ça existe, et pourquoi personne n'en parle ?
Et bien sûr, depuis, j'ai aussi retrouvé ma peau de mes 14 ans. Je suis glamour en diable avec tous mes boutons, ça m'avait pas manqué le trip comédons.
A ce rythme là, je vais devenir fan de Tokio Hotel peut-être ?
mercredi 21 mai 2008
C'est pas que ce soit une note girly...
dimanche 18 mai 2008
Un mois.
Comme l'indique le titre, ça fait un mois que je n'ai pas écrit un mot sur ce blog. Attention, l'envie est encore là, mais voilà, ça sort pas. J'ai des choses à dire, oh rien de bien important, mais voilà, les jours passent, et je n'écris pas. C'est pas comme ça que je vais devenir une bloggueuse influente, ça c'est sûr.
Qu'est ce que tu veux, c'est ça d'avoir un nouveau boulot, ça me fait me poser tellement de questions que j'ai peur de venir les poser ici. Les problèmes formulés sont plus difficiles à ignorer que lorsqu'ils sont enfouis dans le silence.
Alors je vais revenir, doucement, je ne sais pas quand, mais bientôt j'espère. La blogosphère me semble déjà lointaine à cause de cette absence, je ne commente plus vos blogs alors que je vous lis, j'observe et lis des posts enthousiastes et d'autres désenchantés et je me sens à côté de la plaque. Bref, j'ai des révisions à faire pour revenir parmi vous !
Le déclic va bien finir par se faire, et j'écrirai un billet digne de ce nom.
jeudi 17 avril 2008
Sur son cheval blanc
Donc flirter quand on est déjà en couple. (T'as vu j'attaque direct).
Vaste question.
Je t'explique : dans mon ancien boulot, là-bas dans la ville de Plus belle la vie, j'ai rencontré un type. On va dire qu"il s'appelle Vincent. Il n'y avait aucune raison en particulier pour qu'on se parle, mais un jour où tout le monde était parti déjeuner, on s'est retrouvés tout seuls. Et donc on a mangé ensemble. Là, déjeuner super. Discussion fluide, des rires, même longueur d'onde, "tout ce que tu dis, je pourrais le dire avec les mêmes mots", c'est fou, blablabla.
Vincent est ce genre de mec un peu lunaire, tu vois le genre à porter des pantalons en velours côtelé, à lire des auteurs américains torturés, à faire de la photo, à rougir pour un rien. Pas vraiment le genre attrape lumière, plutôt le timide, qui a toujours l'air un peu à l'ouest, qui se perd facilement, dans ses pensées ou dans les rues, qui a du retard. On lui donne cinq ans de moins, il ressemble à un étudiant de lettres modernes, il passe souvent la main dans ses cheveux, pas comme un surfeur à l'aise, mais plutôt dans une sorte de tic pour se rassurer, et aussi pour se repeigner, car monsieur est un peu vieille France. Dans cet environnement majoritairement féminin, Vincent n'affole pas les foules. Il passe plutôt inaperçu, il ne doit pas être assez viril; et cette timidité, ça ne fait pas rêver les femmes, elles préférent une personnalité plus affirmée. Avec Vincent, elles ont plus l'impression de materner.
Mais moi, j'aime bien les hommes comme ça, le côté moineau, ça me touche. Et puis j'aime cette faille et l'aspect intello. Du coup, on a commencé à se mailer les après-midi. Dans notre open space, sans se regarder, on s'écrivait des petits mots. C'est difficile de dire le ton de nos échanges. Un peu de flirt déjà, mais rien de très franc, et puis toujours suffisamment retenu pour que ça ne soit pas grave. Et puis sur un ton très millième degré, chèvre & chou.
C'est comme ça qu'il s'est présenté comme un gentleman qui n'utilise pas les femmes. Et c'est pas une pose, tu sens le mec qui n'a pas une expérience illimitée. Très chevalier servant, très respectueux. Mais j'ai décidé de quitter ce boulot, et nos échanges "tu es ma princesse, et moi ton chevalier" auraient pu prendre fin.
Mais non. Depuis mon départ, il m'envoie souvent des mails, j'y répond, et ça peut durer un moment. Là par exemple, ça fait deux jours qu'on discute par mail (quoi nos boulots nous laissent beaucoup de temps ?).
C'est très agréable pour moi. Je veux dire, je sais que je suis avec House. Je ne compte absolument pas aller voir ailleurs. Mais en même temps, quand ça fait quelques années que tu es avec la même personne, tu as parfois l'impression de ne plus avoir de jardin secret. Un truc juste à toi, pas au couple. Et là, j'ai ce petit secret, ça me fait du bien. Mais je sais aussi que si je découvrais que House faisait la même chose, ça me ferait un mal de chien. Même si ce n'est pas dans l'optique de tromper, et que nos échanges sont très softs avec Vincent, je sors du cadre de la relation avec House, et je sais que la réciproque serait dure à encaisser. Et puis il y a Vincent. Et si un jour il se découvrait des sentiments ? Je m'en voudrais beaucoup de le faire souffrir.
Bref, parce que là je suis longue, ce que je veux dire, c'est la difficulté de s'inscrire dans une relation totalement exclusive et fusionnelle sur le long terme. Je suis humaine, j'aime voir que je séduis, que je peux avoir une relation intéressante avec un autre homme que House. Mais où est la limite ? J'ai toujours été honnête dans toutes mes relations, je ne pourrais jamais tromper. D'ailleurs, ce n'est pas de ça que je parle. Non, il s'agit plus de ces sourires, de ces "flirts" de bureau ou d'ailleurs qu'on peut avoir. Qui rendent heureuse quelques instants, car ça sort du quotidien. Et qui nous laissent une part de liberté. Ma vie de moi, sans House.
mercredi 16 avril 2008
Hit the road, jack
Où va le monde, je te le demande. Moi, l'écolo convaincue, qui ne sait pas conduire, atteinte d'une phobie pathologique du volant, j'ai envie d'une voiture. Ben oui, le scooter ce serait trop dangereux. Je suis quand même la fille qui s'est cassé le coude en descendant de vélo. A l'arrêt donc, je te confirme, c'est du haut vol si on peut dire. Mon patte d'eph était coincé dans la chaîne, et plutôt que de l'enlever, j'y suis allé à la bourine, et badaboum, j'ai emporté le vélo avec moi, et le coude a fait crac. T'imagines ce que je peux faire avec un gros vélo motorisé, alias un scooter. T'as raison, vaut mieux pas tester.
Mais ça me met en colère d'avoir envie d'une voiture. Je trouve ça capricieux, pas écono-écologique. Parce qu'après tout, il y a les transports en commun. Et c'est là que je m'insurge. Je fais un trajet d'environ, quoi, 8 kilomètres pour aller bosser. En voiture, quand ça roule bien, en 15-20 minutes c'est torché. En tramway+bus, faut compter une heure. Ouais, quand même. En plus ça veut dire être dépendant des bus, qui ne passent pas souvent. Und cerise on ze gatal, l'arrêt est à 10 mn de mon boulot. Qui se trouve dans une zone commerciale. Sans trottoir pour s'y rendre. Je dois donc marcher dans les gravillons du bas coté. Au péril de ma vie, rien que ça. Même qu'hier j'ai croisé deux chevaux, tu vois comme c'est rural, les talons, forget it.
Donc voilà. Je veux être écolo. Je veux tout bien faire, ne pas polluer, être responsable. Mais pourquoi les transports en commun sont si mal faits, hein?
Bon, demain j'ouvre le débat : jusqu'où peut-on pousser le flirt avec un beau mâle quand on est casée ?
lundi 14 avril 2008
Mensonge par omission
Ca t'est déjà arrivé de croiser le sosie, je dirais même la copie conforme de quelqu'un ? Bah moi, oui. Il se trouve que je travaille avec la copie conforme d'Anne Roumanoff. La même, sauf qu'elle a pas les cheveux rouges. Mais sinon, le visage est semblable, et surtout, les expressions, la bouche qui se tord un peu lorsqu'elle parle, elle a la même.
Cela dit, au bout d'une semaine où tu travailles avec quelqu'un, tu évites de le traiter d'Anne Roumanoff. C'est le genre de personnalité qui peut ouvrir un débat. Belle, pas belle, charmante, horripilante, fine, mauvais humour, on ne s'en sort pas. Mais je sais pas si ça vous le fait aussi, mais moi, je brûle de dire à ma collègue à quel point elle ressemble à Anne. C'est devenu une torture. Pire, je dois faire attention à ne pas lui dire par mégarde, alors que mon inconscient prend le relais.
Or il se trouve que nous avons eu précisément une conversation à propos des ressemblances. Tu imagines dans quel état ça m'a mise. Contrôle, contrôle, respire, pense à autre chose, à Drucker, à son chien, mais surtout pas à la Roumanoff. En plus c'est ma collègue qui a initié cette discussion. A croire que tous les éléments s'étaient ligués, comme la main du destin pour évacuer cette épineuse question (seulement pour moi, c'est vrai).
Et là. Elle me dit que tout le monde lui dit qu'elle ressemble à Anne Roumanoff, et que ça la vexe, et qu'elle ne voit pas en quoi elle lui ressemble, que pas du tout, que les gens sont cons...
Tu sais quoi ? J'ai abondé dans son sens. J'essaie de garder un job, alors mes principes, pouêt.
mercredi 9 avril 2008
C'est reparti pour un tour
Comme vous pouvez le lire dans le blog it express, j'ai de nouveau un job. Je fais mes premiers pas d'assistante commerciale dans une imprimerie, je dois dire que c'est intéressant, même si je n'ai commencé que lundi et que donc, mon avis est loin d'etre définitif.
Ce job a néanmoins un avantage non négligeable par rapport au précédent : il ne se trouve pas à 200 km de la maison, mais bien à oreillesdechatcity, Montpellier.
Je dois donc me faire à de nouvelles procédures, à un nouveau milieu, un nouveau métier, des nouveaux collègues.
Et ça va peut etre me pousser à m'acheter un scooter, et quand on voit comment je conduis, ça promet d'être fun.
Voilà, c'est tout pour le moment, mais je reviens bientôt !
Vous, ça va ?
mercredi 26 mars 2008
Free, la torture des temps modernes
Vous avez déjà essayé de communiquer avec Free ? Je veux dire, en comprenant la personne qui incarne la hotline, et qui lui de son côté comprend chaque mot que vous prononcez ? Non ? Vous devriez essayer, c'est fun.
Depuis environ un mois, House et moi ne recevons plus Canal + en clair via la Freebox. Au début on s'est dit que ça passerait. On est patients avec Free, on a déjà vaincu contre Noos, une fois que t'as fait ça tu te sens invincible et magnanime. Donc on laisse passer une semaine tranquillement.
Et toujours rien. Alors on rebranche le hertzien, mais c'est pas pratique, parce que la prise est loin de la télé, du coup on a le fil en plein milieu du salon tendu comme un string. C'est un peu comme quand tu joues à l'élastique en CP. Pas très D&Co tout ça. Et puis on se prend les pieds et les pattes dedans. Et l'image est neigeuse.
Donc aujourd'hui, je décide de m'atteler au problème. Déjà, il faut trouver le numéro de la hotline. Donc pour ceux qui se demandent, c'est 3244. Là on t'informe que tu vas payer 15 centimes la minute. No comment. T'as un menu, tu dois choisir touche 1 ou 2 ou 3, t'as l'impresion d'être à la star ac, sauf qu'il y a aucun choix qui parle de télévision. Là, je commence déjà à être agacée, je veux pas parler à une machine, je veux une personne, une vraie. Du coup je choisis "Vous avez un problème sous Windows, tapez 2", ce qui on est d'accord n'a aucun rapport, mais bon.
Un type décroche. Je pars en vacances au soleil immédiatement grâce à son accent. Leur hotline doit être au Maghreb. J'explique le souci. Le hotliner me recommande de brancher en appuyant sur un bouton, enfin je rentre pas dans les détails, et que ça va marcher. C'est le truc avec Free, ils pensent que le reboot est la solution ultime (mieux que 42, n'est-ce-pas Fanette). J'indique poliment au monsieur que House le fait une fois par jour. Le monsieur me demande de le faire, de raccrocher et de rappeler au cas où, incroyable, cette manoeuvre de haut vol ne fonctionnait pas.
Comment te dire ?
Bien sûr que ça n'a servi à rien. Du coup, même pas peur, je rappelle. Je tombe sur un hotliner différent, of course, donc je réexplique. Et là, c'est le drame. Parce qu'en fait, chez Free, à la hotline, ben ils ont décidé de mettre des gens qui sont pas au top. En fait le monsieur ne sait pas ce qu'est Canal +, encore moins ce qu'est "en clair". Donc il demande à son supérieur. Et au bout de QUINZE MINUTES surtaxées, après avoir successivement nié l'existence de la chaine, la gratuité du clair et ma santé mentale, le hotliner m'apprend que Canal + en clair sur Free, c'est fini. Que ça concerne tout le monde. J'ai beau lui dire que je suis la seule à qui ça arrive, rien à foutre, faites votre deuil, Canal c'est fini. Over. Dead. Qu'ils ont rompu les accords, blablabla....
Sauf que faudrait voir à pas me prendre pour Eve Angeli non plus. Donc après quelques petites recherches sur le net, je vois qu'il y a une petite manoeuvre à faire (ici). Parce que c'est arrivé à plein de monde depuis février de perdre l'accès à Yann Barthès. Et devine quoi ?
Ben ouais. J'ai de nouveau Canal.
Tu crois qu'il faut prévenir Free ?

